Mutiler n’est pas une tradition : l’égalité des femmes et des filles ne se négocie nulle part : 4,6 millions de filles dans le monde risquent encore d’être mutilées d’ici 2030 si rien n’est fait (Source : ONU)
Les mutilations sexuelles féminines (MSF) ne sont ni un sujet lointain, ni un problème marginal. Elles concernent ici et maintenant, en France comme ailleurs. Défendre l’égalité des femmes et des filles, c’est le faire tout le temps, partout, sans hiérarchiser les violences ni fermer les yeux selon les contextes culturels ou géographiques.
Mieux comprendre les mécanismes de ces violences permet de mieux protéger celles qui en sont victimes.
La lutte contre les mutilations sexuelles féminines repose sur une action globale. Un plan de lutte contre les MSF vise à renforcer l’action de l’État en apportant une réponse coordonnée et adaptée aux besoins des victimes, tout en misant sur la prévention pour éviter de nouveaux cas de mutilations. Dans ce cadre, former et sensibiliser les professionnels de la justice est essentiel.
Empêcher l’irréparable avant qu’il ne se produise.
Cette prévention passe aussi par l’information du grand public. Dans le cadre du plan interministériel “Toutes et tous égaux” (2023-2027), la campagne nationale « Impatiente à l’aller, mutilée au retour », portée par l’association « Excision, parlons-en », alerte sur les risques liés à l’excision, notamment lors des voyages.
Les vidéos de sensibilisation sont accessibles
sur la chaîne YouTube de l’association
La France a été le premier pays européen à pénaliser l’excision
La France affirme une position claire et constante en défendant fermement les droits des filles et des femmes, en ayant, en menant une diplomatie active en faveur de l’égalité femmes-hommes, en étant le premier pays d’asile pour les victimes de mutilations génitales féminines (MGF) et en poursuivant ses engagements au sein des instances internationales telles que le G7, le Conseil de l’Europe et l’ONU.
2 films indispensables au cinéma cette semaine
Ces deux événements sont organisés par la Maison des Femmes du Gard, membre du réseau « droit des femmes » coordonné par la Mission égalité du Conseil départemental du Gard.
Muganga, Celui qui soigne
“Muganga”, celui qui soigne raconte le combat inspiré de faits réels du Dr Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la paix, qui consacre sa vie à soigner des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Le film met en lumière sa rencontre avec le chirurgien belge Guy Cadière, qui redonne un nouvel élan à son action, et montre l’engagement de ces deux hommes au service de la résilience et de la dignité des femmes survivantes, dans un contexte de guerre où les corps sont utilisés comme armes. (Source AlloCiné)
Vendredi 6 février 2026 à 20h30
📍 Le Sémaphore
Projection suivie d’une rencontre avec :
- Renaud de Tayrac, Chef de Pôle Femme-Enfant et Trésorier de la Maison des Femmes
- Typhaine Helbert, chargée de développement de l’association Maison des Femmes du Gard
Avant-première – La Maison des Femmes

La Maison des femmes suit le quotidien d’une équipe engagée dans un lieu d’accueil où des femmes victimes de violences, physiques, psychologiques ou sexuelles, sont écoutées, soutenues et aidées pour reconstruire leur vie. Au cœur de ce drame humain, plusieurs histoires se croisent, celles de femmes telles que Diane, Manon, Inès ou Awa, et montrent comment la solidarité, l’écoute et l’accompagnement collectif peuvent aider à se relever après l’épreuve des violences. (Source AlloCiné)
Dimanche 8 février à 18h
📍Kinépolis Nîmes
À l’occasion de l’avant-première du film La Maison des Femmes, le public pourra rencontrer l’équipe du film après la projection.