Catégorie : Culture

Café littéraire autour du livre Le Procès – Des violences intrafamiliales à l’affaire Pelicot

Culture

La Maison des femmes organise un café littéraire à la libraire l’Agora à Nîmes le 25 septembre 19h, en présence de Julie Émile Fabre, l’autrice du livre « Le Procès. Des violences intrafamiliales à l’affaire Pelicot » ainsi que d’une médecin légiste du CHU.

Synopsis de l’autrice :

« Je n’ai pas été violée. On n’est pas venu, la nuit, tromper mon innocence dans mes draps, ni le jour, ni à l’heure du goûter, ni dans les toilettes, ni sur le chemin de l’école, ni en voiture sur la route des vacances, ni dans un bureau, ni le soir de mon anniversaire, ni les autres jours de la semaine, ni pendant un concert, ni dans les vestiaires, ni au détour d’un chemin de randonnée. Je n’ai pas été violée, mais le viol me concerne. »

Les femmes invisibilisées de l’Histoire de l’art : le replay de la conférence est disponible

Culture

Replay de la conférence sur les causes de l’invisibilité des artistes femmes dans l’histoire de l’art

Alors que les expositions consacrées aux artistes femmes se multiplient et que des créatrices pourtant reconnues de leur vivant, comme Alice Guy, Suzanne Valadon ou Charlotte Perriand, sont progressivement redécouvertes, les raisons de leur invisibilité dans l’histoire de l’art restent encore peu questionnées.

Cette conférence organisée aux Archives départementales du Gard propose d’explorer les mécanismes qui ont contribué à cet effacement, depuis les conditions d’apprentissage des artistes jusqu’à la reconnaissance posthume de leurs œuvres.

À l’issue de l’intervention, un échange avec les représentantes des Archives départementales du Gard, de la Conservation départementale du Gard et du musée des Beaux-Arts de Nîmes a permis de faire le point sur les actions menées en faveur de la reconnaissance des artistes femmes.

Tout au long de la rencontre, une facilitation graphique en direct a été réalisée par l’artiste Alyss Fleury, tandis que des œuvres d’artistes femmes étaient présentées et commentées.

Intervenantes : Corine Girieud, Barbara Gouget, Lucienne Del’Furia, Fanny Charton et Corinne Porte.

La terreur masculiniste

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Publié en 2024, La terreur masculiniste de Stéphanie Lamy analyse la montée des mouvements masculinistes et leurs conséquences sur les droits des femmes et des minorités.

L’autrice montre comment ces idéologies, nourries par des discours antiféministes et conspirationnistes, peuvent favoriser le passage à l’acte violent, des violences conjugales au cyberharcèlement, jusqu’à certains attentats revendiqués au nom de cette idéologie.

L’ouvrage dresse un panorama des différents courants masculinistes, de leurs modes d’organisation, de leurs relais sur les réseaux sociaux et de leurs liens avec d’autres mouvements antidémocratiques. Il questionne également les mécanismes qui contribuent à minimiser leur dangerosité dans l’espace public.

Spécialiste des guerres de l’information et militante féministe, Stéphanie Lamy a été auditionnée par la mission parlementaire de la Délégation aux droits des femmes du Sénat. Ses travaux ont notamment nourri les réflexions présentées dans le rapport Mascus : la nouvelle offensive contre les femmes.

La terreur masculiniste, Éditions du Détour, 184 pages, 2024.
Lecture conseillée à partir de 14 ans.

Mascus, les hommes qui détestent les femmes

Culture

Diffusé sur France Télévisions, Mascus, les hommes qui détestent les femmes est un documentaire de 51 minutes réalisé par Pierre Gault.

À travers une véritable cyber-enquête, le journaliste s’est immergé dans les forums, groupes Telegram, espaces WhatsApp et conversations privées fréquentés par les communautés masculinistes.

Le film met en lumière l’ampleur de la « manosphère » et donne à voir, de l’intérieur, des discours misogynes, des appels au harcèlement, la banalisation des violences sexuelles ainsi que des propos racistes. Il montre comment ces contenus circulent massivement sur les réseaux sociaux et participent à la diffusion d’une culture hostile aux femmes.

Accessible à partir de 10 ans, ce documentaire constitue un complément utile aux travaux menés récemment sur les masculinismes et leurs conséquences sur l’égalité entre les femmes et les hommes.

Réalisé par Pierre Gault, produit par EverProd.

Briser le silence, guérir ensemble

Culture

Dans Briser le silence, guérir ensemble. La puissance du collectif pour transformer les traumas, Anya Tsaï explore les chemins de reconstruction après un traumatisme à travers cinq récits de résilience.

L’autrice aborde les conséquences souvent invisibles des violences : honte, culpabilité, deuil, perte de sécurité intérieure ou difficulté à poser ses limites.

Ancré notamment dans des parcours marqués par les violences sexuelles, l’ouvrage montre combien le fait d’être écouté, cru et soutenu peut contribuer au processus de guérison. Il met en lumière la force du collectif comme ressource pour sortir de l’isolement et retrouver confiance en soi, dans les autres et dans le monde.

Publié en mai 2026, ce livre propose une approche profondément humaine de la réparation des traumatismes et rappelle que la reconstruction peut aussi s’appuyer sur les liens créés avec les autres.

À lire : Mecs in Progress

Culture

Dans cet essai graphique, Lauraine Meyer s’intéresse aux nouvelles masculinités à travers le parcours de plusieurs personnages qui questionnent leur rapport aux normes sociales, au sexisme et au féminisme.

Accompagnés par Selma, Jim et Dédé explorent les mécanismes qui façonnent les comportements masculins dans la sphère intime, amicale et sociale.

Accessible et documenté, l’ouvrage aborde les enjeux de déconstruction des stéréotypes de genre tout en ouvrant des pistes de réflexion sur la construction d’une masculinité plus égalitaire. À travers l’humour, le dessin et le récit, l’autrice propose des clés pour comprendre comment chacun peut interroger ses représentations et ses comportements.

Publié aux éditions Steinkis en 2025, Mecs in Progress constitue une ressource intéressante pour engager le dialogue sur l’égalité entre les femmes et les hommes et promouvoir des modèles de masculinité positifs.

À écouter : Quand les mascus tuent

Culture

Dans l’épisode « Quand les mascus tuent » du podcast Les Couilles sur la table, la journaliste Naomi Titti reçoit la sociologue Mélissa Blais, spécialiste du masculinisme depuis plus de vingt ans. Ensemble, elles reviennent sur l’attentat de l’École Polytechnique de Montréal en 1989, considéré comme le premier attentat terroriste masculiniste de l’histoire.

L’émission analyse les origines et les ressorts politiques des mouvements masculinistes, leur influence sur les discours antiféministes contemporains et leurs liens avec d’autres formes de radicalisation. Elle interroge également la manière dont ces idéologies continuent de circuler et de se diffuser dans nos sociétés.

À travers cet échange, le podcast contribue à mieux comprendre les mécanismes du masculinisme et ouvre des pistes de réflexion pour prévenir les violences, notamment en développant l’empathie et l’esprit critique.

Crédits

Les Couilles sur la table est un podcast créé par Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été préparé, mené et monté par Naomi Titti et enregistré le lundi 12 mai 2025 au studio Virginie Despentes de Binge Audio (Paris, 19e). Prise de son, réalisation et mixage : Paul Bertiaux. Supervision éditoriale et de production : Naomi Titti. Production et édition : Marie Foulon. Communication : Lise Niederkorn et Léna Fourgeau. Rédacteur en chef : Thomas Rozec. Direction de production : Albane Fily. Responsable administrative et financière : Adrienne Marino. Musique originale : Théo Boulenger. Identité graphique : Marion Lavedeau (Upian). Composition identité sonore : Jean-Benoît Dunckel. Voix identité sonore : Bonnie El Bokeili. Direction des programmes : Joël Ronez.

Contre le masculinisme. Petit guide d’autodéfense intellectuelle

Culture

Face à la diffusion des discours masculinistes, un collectif de Grenoble propose un outil d’« autodéfense intellectuelle » destiné à mieux identifier et comprendre ces rhétoriques antiféministes.

L’objectif est double : apprendre à repérer les arguments utilisés par les mouvances masculinistes et disposer de clés d’analyse pour les déconstruire.

Le guide s’organise en quatre parties. Il revient d’abord sur les origines du masculinisme, son histoire et ses principaux acteurs. Il analyse ensuite deux thèmes récurrents des discours masculinistes : la figure des « pères bafoués » et la question des violences subies par les hommes. Enfin, il s’intéresse à la notion de « crise de la masculinité », fréquemment mobilisée dans ces discours.

Accessible et pédagogique, cette publication constitue une ressource utile pour développer son esprit critique et mieux comprendre les mécanismes des discours antiféministes.

Photolangage® : comprendre comment les stéréotypes de genre nourrissent les inégalités et les violences faites aux femmes

Culture, Égalité Femmes-hommes

Le réseau départemental des droits des femmes du Gard s’est doté d’un nouvel outil pédagogique : le Photolangage®, dédié au continuum des violences faites aux femmes.

Depuis septembre 2025, un groupe de travail pluridisciplinaire réunit de nombreux partenaires gardois pour concevoir cet outil.

Ce collectif rassemble des structures issues de champs variés : éducation populaire, jeunesse, éducation à la vie relationnelle et sexuelle, accompagnement des femmes et des victimes, action sociale ou encore inclusion des publics vulnérables. Il bénéficie également du soutien de l’association Photolangage® et de la mission égalité femmes-hommes du Conseil départemental du Gard.

Ancré dans la réalité de terrain, le travail s’appuie sur une enquête ayant recueilli 50 contributions. Les témoignages, issus de différents espaces de vie (famille, école, travail, réseaux sociaux, institutions), mettent en lumière des expériences concrètes et révélatrices des mécanismes sociaux.

Les analyses font apparaître : sexisme ordinaire, stéréotypes de genre, charge mentale, inégalités salariales et banalisation des violences sexistes et sexuelles. Ces phénomènes, souvent décrits dans le quotidien, s’inscrivent en réalité dans un système social plus large, à la fois à l’échelle des interactions individuelles et des organisations et normes culturelles.

La banalisation des violences contribue à freiner la parole et à renforcer l’impunité. Les contributions soulignent également l’influence des médias et des réseaux sociaux dans la diffusion de normes genrées, ainsi que la nécessité de nommer les mécanismes à l’œuvre, notamment autour de la culture du viol et des rapports de domination.

Face à ces constats, le groupe de travail insiste sur l’importance de passer de la prise de conscience à l’action collective. Le Photolangage® permettra de travailler sur la déconstruction des stéréotypes, le consentement, le respect de soi et des autres, ainsi que sur l’implication de toutes et tous te donc des hommes et des garçons comme acteurs du changement.

Parmi les priorités identifiées, figurent également la formation au repérage des violences et la sécurisation des espaces de parole, en lien avec les travaux de l’Observatoire des violences faites aux femmes.

Ce travail rappelle enfin que les violences faites aux femmes et les inégalités de genre ne relèvent pas de situations isolées, mais d’un système de normes profondément ancré.

Dans la continuité des travaux du Haut Conseil à l’Égalité, quatre visées éducatives ont été retenues :

  • déconstruire et transformer les stéréotypes de genre,
  • prendre conscience et comprendre l’organisation sociétale des inégalités,
  • comprendre le continuum des violences faites aux femmes et ses configurations contemporaines,
  •  permettre à chacune et chacun d’être actrice et acteur du changement.

Le consentement expliqué avec une tasse de thé

Culture

La vidéo Tea Consent de Blue Seat Studios explique simplement le consentement aux relations sexuelles en utilisant la métaphore d’une tasse de thé.

Dans cette animation de 2 min 50, différents personnages illustrent des situations où l’on propose ou refuse du thé. La voix off invite le public à remplacer le thé par une relation sexuelle pour mieux comprendre la notion de consentement. Un outil pédagogique efficace, même pour les plus jeunes (dès 3 ans). Efficace !