Jour : 23 septembre 2024

Il reste encore demain

Culture

Le 21 novembre 2023, au nord de Venise, Giulia Cecchetin était assassinée par son ex-compagnon qui n’a pas supporté qu’elle le quitte. Elle avait 22 ans.
Aujourd’hui, en 2024, C‘è ancora domani entre en résonance avec ce féminicide. Immense succès en Italie, il est un véritable manifeste contre les violences faites aux femmes et la culture du patriarcat toujours vivace en Italie.

Synopsis

Mariée à Ivano, Delia, mère de trois enfants, vit à Rome dans la seconde moitié des années 40. La ville est alors partagée entre l’espoir né de la Libération et les difficultés matérielles engendrées par la guerre qui vient à peine de s’achever. Face à son mari autoritaire et violent, Delia ne trouve du réconfort qu’auprès de son amie Marisa. Cette triste routine cessera avec l’arrivée d’une lettre mystérieuse et les concomitantes fiançailles de sa fille Marcella… Ce film, tout en noir et blanc, parcouru de références au néoréalisme italien, avec des incursions dans le domaine de la comédie ou encore du film muet, est une véritable surprise ! Il est plébiscité par la critique italienne et étrangère pour la mise en scène et les prestations des acteurs, ainsi que pour les thèmes abordés liés au féminisme, au patriarcat et à la violence contre les femmes.

de Paola Cortellesi – Italie 2024 1h58mn – avec Paola Cortellesi, Valerio Mastandrea, Romana Maggiora Vergano..

Non-assistance à femmes en danger

Culture

Un livre écrit par Luc Frémiot, magistrat français. Cet écrit fait suite au lancement par l’auteur et l’actrice Éva Darlan d’une pétition en ligne en 2019 pour réclamer aux ministres de la Justice et de l’Intérieur de « passer à l’action ».

Résumé de l’Editeur

149 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2019. Une situation qui aurait pu être évitée sans la léthargie des institutions étatiques, assène Luc Frémiot, ancien juge d’instruction et procureur de la République, spécialiste de la lutte contre les violences intrafamiliales. Victimes silencieuses de leur conjoint violent, les femmes sont trop souvent contraintes de fuir le domicile familial pour des centres d’hébergement précaires, une solution toujours temporaire. Et ce fléau n’épargne pas non plus les enfants, à la fois victimes, témoins et otages d’une violence reçue en héritage. Éviction des maris brutaux du domicile suivie d’une prise en charge dans des structures d’encadrement adaptées sous le contrôle de psychiatres et de psychologues, suppression des mains courantes : Luc Frémiot propose des solutions concrètes, qui ont fait leurs preuves. Et prévient : tant que politiques et pouvoirs publics ne feront pas appliquer les dispositions législatives existantes permettant de réduire drastiquement la récidive des auteurs de violences, les statistiques ne baisseront pas. Entre incompétence des pouvoirs publics, faiblesse des décisions des magistrats et inertie trop fréquente des forces de l’ordre, les femmes battues restent en effet trop souvent livrées à elles-mêmes.

Éditions de l’Observatoire (24/02/2021)
Luc Frémiot résume : “C’est à l’auteur de violences conjugales de quitter le domicile”.

Agir contre les cyberviolences conjugales : un outil pour prendre conscience des violences à l’œuvre

Contre les violences faites aux femmes

Les cyberviolences sexistes et sexuelles sont des violences qui passent par les outils numériques (téléphone, ordinateur, tablette, etc.) ou via les espaces numériques (réseaux sociaux, sites internet, etc.). Elles peuvent prendre différentes formes : harcèlement via les communications électroniques, contrôle et surveillance des communications, des déplacements et des agissements via les outils numériques, diffusion de contenus intimes sans le consentement, etc.

Ces violences ou cyber-violences se sont développées en même temps que l’usage des outils numériques.

9 femmes victimes de violences conjugales sur 10 ont subi des cyberviolences : c’est le constat posé par le centre Hubertine-Auclert dès 2018, à travers son étude « Cyberviolences conjugales ».

Comment savoir si je suis victime de cyberviolences ?

Le centre Hubertine-Auclert développe des supports pour aider à agir.

Le centre Hubertine-Auclert met à disposition un kit d’action contre les cyberviolences conjugales. Ce kit contient des outils destinés à aider les professionnels à mieux comprendre ces cyberviolences conjugales, à mieux les repérer et à proposer un accompagnement spécialisé aux victimes.

Outre les affiches et un guide, un outil d’autoévaluation a été développé: Sous forme de fiche synthèse, cet outil permet de nommer les situations de cyberviolences conjugales et de les distinguer des comportements numériques qui s’inscrivent dans une relation égalitaire et respectueuse.

Plusieurs situations de violences sont citées : « exiger que je sois tout le temps joignable », « me forcer à filmer nos relations sexuelles », ou encore « m’interdire de communiquer avec certaines personnes ». Le verso rappelle les dispositifs existant pour les victimes, afin de trouver de l’aide dans ces situations.

Chiffres clefs : Femmes et ruralité

Contre les violences faites aux femmes

Alors qu’en France, les zones rurales représentent 80 % de la superficie totale du pays et sont occupées par environ un tiers de la population française totale, elles concentrent près de la moitié des féminicides constatés chaque année et à peine plus d’un quart des appels au 3919.

Elle a également rappelé que « s’agissant des mesures d’éloignement géographique par des mises en sécurité en hébergement pour des femmes en très grave danger, nous notons également que 4 % seulement des demandes proviennent d’un territoire classé en zone rurale . Les femmes y sont pourtant particulièrement en danger du fait d’un certain nombre de facteurs. Nous approchons d’un taux de 50 % de féminicides en milieu rural ».

Source : le rapport d’information Femmes et ruralités : en finir avec les zones blanches de l’égalité

Quelques chiffres de la lettre de l’observatoire des violences faites aux femmes

Contre les violences faites aux femmes

  • 321 000 femmes (de 18 à 74 ans) déclarent avoir été victimes de violences physiques, sexuelles et/ou psychologiques ou verbales de la part de leur conjoint ou ex-conjoint [1]
  • 86 % des victimes sont des femmes
  • 94 % des personnes condamnées pour des faits de violences au sein du couple sont des hommes

Pour retrouver l’ensemble des données chiffrées par l’Observatoire national des violences faites aux femmes : Lettre de l’Observatoire national des violences faites aux femmes – Mars 2024 (arretonslesviolences.gouv.fr)

[1] LA PREVALENCE DES VIOLENCES AU SEIN DU COUPLE Nombre de femmes victimes, caractéristiques des agressions, démarches des victimes Source : Enquête « Vécu et Ressenti en matière de Sécurité » – SSMSI – 2022

Le Québec en exemple contre les violences au sein du couple

Actions pour les droits des femmes

Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) et Cécile GENSAC, Procureure de la République organisent un colloque en direction des professionnels intitulé : «Gard – Québec : Pratiques innovantes au service de la lutte contre les violences au sein du couple» le Jeudi 28 novembre 2024, de 9h à 17h au cinéma CGR de Nîmes.

La Maison des femmes ouvre ses portes au CHU Carémeau

Femmes du Gard

Logo du CHU de Nîmes

Prévenir, soigner, accompagner : c’est la vocation de la Maison des femmes gardoise du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nîmes. Un lieu bienveillant pour accueillir, écouter, soigner, accompagner et orienter les femmes vulnérables et /ou les femmes victimes de violences, ainsi que leurs enfants.