Face à la diffusion des discours masculinistes, un collectif de Grenoble propose un outil d’« autodéfense intellectuelle » destiné à mieux identifier et comprendre ces rhétoriques antiféministes.
L’objectif est double : apprendre à repérer les arguments utilisés par les mouvances masculinistes et disposer de clés d’analyse pour les déconstruire.
Le guide s’organise en quatre parties. Il revient d’abord sur les origines du masculinisme, son histoire et ses principaux acteurs. Il analyse ensuite deux thèmes récurrents des discours masculinistes : la figure des « pères bafoués » et la question des violences subies par les hommes. Enfin, il s’intéresse à la notion de « crise de la masculinité », fréquemment mobilisée dans ces discours.
Accessible et pédagogique, cette publication constitue une ressource utile pour développer son esprit critique et mieux comprendre les mécanismes des discours antiféministes.
Organisé à Nîmes par le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) et Addictions France, cette rencontre a pour ambition de favoriser l’accès aux droits et aux soins à l’intersection des violences conjugales et des conduites addictives.
Cette rencontre est organisée pour renforcer la compréhension des liens entre violences conjugales et addictions, améliorer le repérage des situations complexes et développer la coordination entre les professionnels des champs sanitaire, social et judiciaire.
L’événement réunira experts, institutions et associations spécialisées.
Dans le Gard, de nombreux acteurs seront mobilisés : Addictions France, le Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), Riposte, EKKO, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), la Gendarmerie, le Parquet, La Cordée et La Clède.
Pourquoi croiser les champs des addictions et des violences conjugales ?
Chaque année, 244 000 femmes déclarent être victimes de violences conjugales. L’alcool est impliqué dans 40 à 60 % des situations de violences, tandis qu’une victime sur trois indique avoir eu recours à l’alcool ou à des psychotropes comme stratégie d’adaptation. En Occitanie, les violences intrafamiliales ont progressé ces dernières années, dans un contexte où les consommations d’alcool demeurent supérieures à la moyenne nationale.
Au-delà de l’engagement de la collectivité et du choix de l’association Photolangage®chargée d’accompagner la démarche, le réseau départemental des droits des femmes s’est largement mobilisé.
Dès la présentation du projet en juin 2025, les deux rencontres organisées à Nîmes et à Alès ont réuni plus de 40 partenaires.
Parmi eux, 30 personnes ont souhaité participer au groupe de travail chargé de construire l’outil. Au final, près de 20 membres du réseau départemental des droits des femmes se sont réunis pendant une année entière pour créer un dossier Photolangage® intitulé Vers une égalité femmes-hommes : stéréotypes, inégalités entre les genres et violences faites aux femmes.
À cet investissement s’ajoute une remarquable mobilisation autour des 30 tests réalisés dans le département.
Pour finaliser l’outil avant son envoi à l’édition, près de 50 actrices et acteurs se sont impliqués, représentant près de 200 jours cumulés de travail, de rencontres et d’expérimentations.
Rendez-vous à la fin de l’année pour découvrir les premiers éléments de la démarche, puis en 2027 pour la diffusion de l’outil édité.
Merci infiniment au groupe de travail mobilisé tout au long de cette aventure et qui nous a rejoint une dernière fois pour marquer la fin de l’aventure en présence d’Isabelle Fardoux Jouve, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes-hommes et à la Lutte contre les discriminations. Accueillis par le centre social les bancs publics de la Clède à Alès, mercredi 9 septembre, la photographie témoigne de la forte mobilisation même après une année de travail. Nous avons également une pensée particulière pour Aveline Jarry, Typhaine Helbert, Mélanie Cara et Valérie Trives qui n’ont pu se joindre à nous !
24 personnes ont été mobilisées 7 jours dans le groupe de constitution de l’outil et dans les phases de test.
Rudy Alvarez – Animateur départemental, Francas du Gard
Luz Balana – Réalisatrice et intervenante en éducation à l’image, association La Caravane Filme
Isabelle Banabera – Assistante socio-éducative
Béatrice Bertrand – Directrice, Centre d’information sur les droits des femmes et des familles du Gard (CIDFF du Gard)
Maud Bousquet – Coordinatrice, Planning Familial du Gard
Mélanie Cara – Éducatrice spécialisée et conseillère en économie sociale familiale, ADEJO / Café Olympe
Alice Dimouchy – Étudiante en master psychosocial, Aix-Marseille Université
Alain Douiller – Chargé de mission, Association Photolangage®
Anaïs Faure – Chargée de projets, CODES 30
François Fesquet – Bénévole dirigeant, Studio Amplitude / Harmonie Mutuelle / Fédération française de tennis
Juliette Garcias – Coordinatrice adjointe du service jeunesse, Communauté d’agglomération Gard Rhodanien
Lydie Hebreard – Chargée de mission du projet départemental Égalité femmes-hommes, Conseil départemental du Gard
Typhaine Helbert – Chargée de développement, Maison des Femmes du Gard
Laytmas Ichallalen – Formatrice, Association La Clède
Isabelle Jacquemoud – Éducatrice à la sexualité indépendante
Aveline Jarry – Formatrice de formateurs en lecture accessible
Sandrine Lafitte – Présidente, association RÊV(es)OLUTIONS
Noémie Lefebvre – Volontaire en service civique Égalité et culture, Conseil départemental du Gard
Loubna Moll – Coordinatrice CISPD, Communauté de communes du Pont du Gard
Léa Perrin – Volontaire en service civique Égalité et culture, Conseil départemental du Gard
Marielle Rob – Puéricultrice PMI, RAPEH
Maya Salame – Chargée de projets, CODES 30
Valérie Trives – Chargée de mission Culture, Artistes au collège, Conseil départemental du Gard
Juliette Viala – Chargée de coopération CTG, bassin de vie Garrigues