Jour : 7 septembre 2026

À lire : Mecs in Progress

Culture

Dans cet essai graphique, Lauraine Meyer s’intéresse aux nouvelles masculinités à travers le parcours de plusieurs personnages qui questionnent leur rapport aux normes sociales, au sexisme et au féminisme.

Accompagnés par Selma, Jim et Dédé explorent les mécanismes qui façonnent les comportements masculins dans la sphère intime, amicale et sociale.

Accessible et documenté, l’ouvrage aborde les enjeux de déconstruction des stéréotypes de genre tout en ouvrant des pistes de réflexion sur la construction d’une masculinité plus égalitaire. À travers l’humour, le dessin et le récit, l’autrice propose des clés pour comprendre comment chacun peut interroger ses représentations et ses comportements.

Publié aux éditions Steinkis en 2025, Mecs in Progress constitue une ressource intéressante pour engager le dialogue sur l’égalité entre les femmes et les hommes et promouvoir des modèles de masculinité positifs.

À écouter : Quand les mascus tuent

Culture

Dans l’épisode « Quand les mascus tuent » du podcast Les Couilles sur la table, la journaliste Naomi Titti reçoit la sociologue Mélissa Blais, spécialiste du masculinisme depuis plus de vingt ans. Ensemble, elles reviennent sur l’attentat de l’École Polytechnique de Montréal en 1989, considéré comme le premier attentat terroriste masculiniste de l’histoire.

L’émission analyse les origines et les ressorts politiques des mouvements masculinistes, leur influence sur les discours antiféministes contemporains et leurs liens avec d’autres formes de radicalisation. Elle interroge également la manière dont ces idéologies continuent de circuler et de se diffuser dans nos sociétés.

À travers cet échange, le podcast contribue à mieux comprendre les mécanismes du masculinisme et ouvre des pistes de réflexion pour prévenir les violences, notamment en développant l’empathie et l’esprit critique.

Crédits

Les Couilles sur la table est un podcast créé par Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été préparé, mené et monté par Naomi Titti et enregistré le lundi 12 mai 2025 au studio Virginie Despentes de Binge Audio (Paris, 19e). Prise de son, réalisation et mixage : Paul Bertiaux. Supervision éditoriale et de production : Naomi Titti. Production et édition : Marie Foulon. Communication : Lise Niederkorn et Léna Fourgeau. Rédacteur en chef : Thomas Rozec. Direction de production : Albane Fily. Responsable administrative et financière : Adrienne Marino. Musique originale : Théo Boulenger. Identité graphique : Marion Lavedeau (Upian). Composition identité sonore : Jean-Benoît Dunckel. Voix identité sonore : Bonnie El Bokeili. Direction des programmes : Joël Ronez.

Contre le masculinisme. Petit guide d’autodéfense intellectuelle

Culture

Face à la diffusion des discours masculinistes, un collectif de Grenoble propose un outil d’« autodéfense intellectuelle » destiné à mieux identifier et comprendre ces rhétoriques antiféministes.

L’objectif est double : apprendre à repérer les arguments utilisés par les mouvances masculinistes et disposer de clés d’analyse pour les déconstruire.

Le guide s’organise en quatre parties. Il revient d’abord sur les origines du masculinisme, son histoire et ses principaux acteurs. Il analyse ensuite deux thèmes récurrents des discours masculinistes : la figure des « pères bafoués » et la question des violences subies par les hommes. Enfin, il s’intéresse à la notion de « crise de la masculinité », fréquemment mobilisée dans ces discours.

Accessible et pédagogique, cette publication constitue une ressource utile pour développer son esprit critique et mieux comprendre les mécanismes des discours antiféministes.

Colloque « Intervenir autrement, addictions et violences conjugales : un défi collectif ! »

Contre les violences faites aux femmes

Organisé à Nîmes par le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) et Addictions France, ce colloque a pour ambition de favoriser l’accès aux droits et aux soins à l’intersection des violences conjugales et des conduites addictives.

Cette journée vise à renforcer la compréhension des liens entre violences conjugales et addictions, améliorer le repérage des situations complexes et développer la coordination entre les professionnels des champs sanitaire, social et judiciaire.

L’événement réunira experts, institutions et associations spécialisées autour d’une séance plénière avec l’intervention d’une chercheuse de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de trois tables rondes thématiques.

Dans le Gard, de nombreux acteurs seront mobilisés : Addictions France, le Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), Riposte, EKKO, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), la Gendarmerie, le Parquet, La Cordée et La Clède.

Pourquoi croiser les champs des addictions et des violences conjugales ?

Chaque année, 244 000 femmes déclarent être victimes de violences conjugales. L’alcool est impliqué dans 40 à 60 % des situations de violences, tandis qu’une victime sur trois indique avoir eu recours à l’alcool ou à des psychotropes comme stratégie d’adaptation. En Occitanie, les violences intrafamiliales ont progressé ces dernières années, dans un contexte où les consommations d’alcool demeurent supérieures à la moyenne nationale.

La victimisation secondaire : un enjeu majeur de l’accompagnement des victimes

Contre les violences faites aux femmes

La victimisation secondaire désigne les souffrances supplémentaires qu’une victime peut subir après les faits, au cours de son parcours auprès des institutions, des professionnels ou de son entourage.

Elle peut résulter d’un manque d’écoute, de propos culpabilisants, d’une remise en cause de sa parole, d’auditions répétées ou encore de délais excessifs. Ces expériences peuvent raviver le traumatisme, fragiliser la confiance envers les institutions et conduire certaines victimes à renoncer à leurs démarches.

Reconnue par la directive européenne 2012/29/UE, la prévention de la victimisation secondaire constitue aujourd’hui un enjeu majeur. Elle repose sur un accueil respectueux, une information claire, une écoute attentive et une coordination efficace entre les différents acteurs. Mieux accompagner les victimes, c’est favoriser leur accès effectif à leurs droits et contribuer à leur reconstruction.

Victimation et victimisation : de quoi parle-t-on ?

Le terme victimation est principalement utilisé dans le domaine statistique. Les enquêtes de victimation permettent de mesurer l’ampleur réelle des atteintes subies par la population, qu’elles concernent les biens ou les personnes, indépendamment du dépôt d’une plainte.

Ces travaux alimentent notamment les publications de l’Observatoire national des violences porté par la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof).

Parmi les principales enquêtes figurent :

  • Vécu et ressenti en matière de sécurité (VRS), conduite par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) depuis 2022 ;
  • Cadre de vie et sécurité (CVS), menée de 2007 à 2021 par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ;
  • Genre et sécurité (GENESE), consacrée notamment aux violences sexistes et sexuelles.

CONCOURS 2026 « La lutte contre les violences faites aux femmes nous concerne toutes et tous ! »

Contre les violences faites aux femmes, Le réseau départemental des droits des femmes en action

L’appel à projets est ouvert du 15 septembre au 15 novembre 2026

Et si votre projet contribuait à faire reculer les violences faites aux femmes ? Le concours « La lutte contre les violences faites aux femmes nous concerne toutes et tous » revient pour valoriser les initiatives associatives qui sensibilisent, accompagnent, préviennent ou agissent concrètement en faveur de l’égalité. Ouvert aux associations du Gard, ce prix récompense des actions innovantes et engagées au service du territoire. Une belle occasion de faire connaître votre projet, de bénéficier d’un soutien pour le développer et de participer à une mobilisation collective contre les violences faites aux femmes.

Les modalités de participation sont précisées ICI

Merci de partager !