Publié en 2024, La terreur masculiniste de Stéphanie Lamy analyse la montée des mouvements masculinistes et leurs conséquences sur les droits des femmes et des minorités.
L’autrice montre comment ces idéologies, nourries par des discours antiféministes et conspirationnistes, peuvent favoriser le passage à l’acte violent, des violences conjugales au cyberharcèlement, jusqu’à certains attentats revendiqués au nom de cette idéologie.
L’ouvrage dresse un panorama des différents courants masculinistes, de leurs modes d’organisation, de leurs relais sur les réseaux sociaux et de leurs liens avec d’autres mouvements antidémocratiques. Il questionne également les mécanismes qui contribuent à minimiser leur dangerosité dans l’espace public.
Spécialiste des guerres de l’information et militante féministe, Stéphanie Lamy a été auditionnée par la mission parlementaire de la Délégation aux droits des femmes du Sénat. Ses travaux ont notamment nourri les réflexions présentées dans le rapport Mascus : la nouvelle offensive contre les femmes.
La terreur masculiniste, Éditions du Détour, 184 pages, 2024. Lecture conseillée à partir de 14 ans.
Diffusé sur France Télévisions, Mascus, les hommes qui détestent les femmes est un documentaire de 51 minutes réalisé par Pierre Gault.
À travers une véritable cyber-enquête, le journaliste s’est immergé dans les forums, groupes Telegram, espaces WhatsApp et conversations privées fréquentés par les communautés masculinistes.
Le film met en lumière l’ampleur de la « manosphère » et donne à voir, de l’intérieur, des discours misogynes, des appels au harcèlement, la banalisation des violences sexuelles ainsi que des propos racistes. Il montre comment ces contenus circulent massivement sur les réseaux sociaux et participent à la diffusion d’une culture hostile aux femmes.
Accessible à partir de 10 ans, ce documentaire constitue un complément utile aux travaux menés récemment sur les masculinismes et leurs conséquences sur l’égalité entre les femmes et les hommes.
Dans Briser le silence, guérir ensemble. La puissance du collectif pour transformer les traumas, Anya Tsaï explore les chemins de reconstruction après un traumatisme à travers cinq récits de résilience.
L’autrice aborde les conséquences souvent invisibles des violences : honte, culpabilité, deuil, perte de sécurité intérieure ou difficulté à poser ses limites.
Ancré notamment dans des parcours marqués par les violences sexuelles, l’ouvrage montre combien le fait d’être écouté, cru et soutenu peut contribuer au processus de guérison. Il met en lumière la force du collectif comme ressource pour sortir de l’isolement et retrouver confiance en soi, dans les autres et dans le monde.
Publié en mai 2026, ce livre propose une approche profondément humaine de la réparation des traumatismes et rappelle que la reconstruction peut aussi s’appuyer sur les liens créés avec les autres.
Dans cet essai graphique, Lauraine Meyer s’intéresse aux nouvelles masculinités à travers le parcours de plusieurs personnages qui questionnent leur rapport aux normes sociales, au sexisme et au féminisme.
Accompagnés par Selma, Jim et Dédé explorent les mécanismes qui façonnent les comportements masculins dans la sphère intime, amicale et sociale.
Accessible et documenté, l’ouvrage aborde les enjeux de déconstruction des stéréotypes de genre tout en ouvrant des pistes de réflexion sur la construction d’une masculinité plus égalitaire. À travers l’humour, le dessin et le récit, l’autrice propose des clés pour comprendre comment chacun peut interroger ses représentations et ses comportements.
Publié aux éditions Steinkis en 2025, Mecs in Progress constitue une ressource intéressante pour engager le dialogue sur l’égalité entre les femmes et les hommes et promouvoir des modèles de masculinité positifs.
Dans l’épisode « Quand les mascus tuent » du podcast Les Couilles sur la table, la journaliste Naomi Titti reçoit la sociologue Mélissa Blais, spécialiste du masculinisme depuis plus de vingt ans. Ensemble, elles reviennent sur l’attentat de l’École Polytechnique de Montréal en 1989, considéré comme le premier attentat terroriste masculiniste de l’histoire.
L’émission analyse les origines et les ressorts politiques des mouvements masculinistes, leur influence sur les discours antiféministes contemporains et leurs liens avec d’autres formes de radicalisation. Elle interroge également la manière dont ces idéologies continuent de circuler et de se diffuser dans nos sociétés.
À travers cet échange, le podcast contribue à mieux comprendre les mécanismes du masculinisme et ouvre des pistes de réflexion pour prévenir les violences, notamment en développant l’empathie et l’esprit critique.
Les Couilles sur la table est un podcast créé par Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été préparé, mené et monté par Naomi Titti et enregistré le lundi 12 mai 2025 au studio Virginie Despentes de Binge Audio (Paris, 19e). Prise de son, réalisation et mixage : Paul Bertiaux. Supervision éditoriale et de production : Naomi Titti. Production et édition : Marie Foulon. Communication : Lise Niederkorn et Léna Fourgeau. Rédacteur en chef : Thomas Rozec. Direction de production : Albane Fily. Responsable administrative et financière : Adrienne Marino. Musique originale : Théo Boulenger. Identité graphique : Marion Lavedeau (Upian). Composition identité sonore : Jean-Benoît Dunckel. Voix identité sonore : Bonnie El Bokeili. Direction des programmes : Joël Ronez.
Face à la diffusion des discours masculinistes, un collectif de Grenoble propose un outil d’« autodéfense intellectuelle » destiné à mieux identifier et comprendre ces rhétoriques antiféministes.
L’objectif est double : apprendre à repérer les arguments utilisés par les mouvances masculinistes et disposer de clés d’analyse pour les déconstruire.
Le guide s’organise en quatre parties. Il revient d’abord sur les origines du masculinisme, son histoire et ses principaux acteurs. Il analyse ensuite deux thèmes récurrents des discours masculinistes : la figure des « pères bafoués » et la question des violences subies par les hommes. Enfin, il s’intéresse à la notion de « crise de la masculinité », fréquemment mobilisée dans ces discours.
Accessible et pédagogique, cette publication constitue une ressource utile pour développer son esprit critique et mieux comprendre les mécanismes des discours antiféministes.
Organisé à Nîmes par le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) et Addictions France, cette rencontre a pour ambition de favoriser l’accès aux droits et aux soins à l’intersection des violences conjugales et des conduites addictives.
Cette rencontre est organisée pour renforcer la compréhension des liens entre violences conjugales et addictions, améliorer le repérage des situations complexes et développer la coordination entre les professionnels des champs sanitaire, social et judiciaire.
L’événement réunira experts, institutions et associations spécialisées.
Dans le Gard, de nombreux acteurs seront mobilisés : Addictions France, le Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), Riposte, EKKO, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), la Gendarmerie, le Parquet, La Cordée et La Clède.
Pourquoi croiser les champs des addictions et des violences conjugales ?
Chaque année, 244 000 femmes déclarent être victimes de violences conjugales. L’alcool est impliqué dans 40 à 60 % des situations de violences, tandis qu’une victime sur trois indique avoir eu recours à l’alcool ou à des psychotropes comme stratégie d’adaptation. En Occitanie, les violences intrafamiliales ont progressé ces dernières années, dans un contexte où les consommations d’alcool demeurent supérieures à la moyenne nationale.
Au-delà de l’engagement de la collectivité et du choix de l’association Photolangage®chargée d’accompagner la démarche, le réseau départemental des droits des femmes s’est largement mobilisé.
Dès la présentation du projet en juin 2025, les deux rencontres organisées à Nîmes et à Alès ont réuni plus de 40 partenaires.
Parmi eux, 30 personnes ont souhaité participer au groupe de travail chargé de construire l’outil. Au final, près de 20 membres du réseau départemental des droits des femmes se sont réunis pendant une année entière pour créer un dossier Photolangage® intitulé Vers une égalité femmes-hommes : stéréotypes, inégalités entre les genres et violences faites aux femmes.
À cet investissement s’ajoute une remarquable mobilisation autour des 30 tests réalisés dans le département.
Pour finaliser l’outil avant son envoi à l’édition, près de 50 actrices et acteurs se sont impliqués, représentant près de 200 jours cumulés de travail, de rencontres et d’expérimentations.
Rendez-vous à la fin de l’année pour découvrir les premiers éléments de la démarche, puis en 2027 pour la diffusion de l’outil édité.
Merci infiniment au groupe de travail mobilisé tout au long de cette aventure et qui nous a rejoint une dernière fois pour marquer la fin de l’aventure en présence d’Isabelle Fardoux Jouve, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes-hommes et à la Lutte contre les discriminations. Accueillis par le centre social les bancs publics de la Clède à Alès, mercredi 9 septembre, la photographie témoigne de la forte mobilisation même après une année de travail. Nous avons également une pensée particulière pour Aveline Jarry, Typhaine Helbert, Mélanie Cara et Valérie Trives qui n’ont pu se joindre à nous !
24 personnes ont été mobilisées 7 jours dans le groupe de constitution de l’outil et dans les phases de test.
Rudy Alvarez – Animateur départemental, Francas du Gard
Luz Balana – Réalisatrice et intervenante en éducation à l’image, association La Caravane Filme
Isabelle Banabera – Assistante socio-éducative
Béatrice Bertrand – Directrice, Centre d’information sur les droits des femmes et des familles du Gard (CIDFF du Gard)
Maud Bousquet – Coordinatrice, Planning Familial du Gard
Mélanie Cara – Éducatrice spécialisée et conseillère en économie sociale familiale, ADEJO / Café Olympe
Alice Dimouchy – Étudiante en master psychosocial, Aix-Marseille Université
Alain Douiller – Chargé de mission, Association Photolangage®
Anaïs Faure – Chargée de projets, CODES 30
François Fesquet – Bénévole dirigeant, Studio Amplitude / Harmonie Mutuelle / Fédération française de tennis
Juliette Garcias – Coordinatrice adjointe du service jeunesse, Communauté d’agglomération Gard Rhodanien
Lydie Hebreard – Chargée de mission du projet départemental Égalité femmes-hommes, Conseil départemental du Gard
Typhaine Helbert – Chargée de développement, Maison des Femmes du Gard
Laytmas Ichallalen – Formatrice, Association La Clède
Isabelle Jacquemoud – Éducatrice à la sexualité indépendante
Aveline Jarry – Formatrice de formateurs en lecture accessible
Sandrine Lafitte – Présidente, association RÊV(es)OLUTIONS
Noémie Lefebvre – Volontaire en service civique Égalité et culture, Conseil départemental du Gard
Loubna Moll – Coordinatrice CISPD, Communauté de communes du Pont du Gard
Léa Perrin – Volontaire en service civique Égalité et culture, Conseil départemental du Gard
Marielle Rob – Puéricultrice PMI, RAPEH
Maya Salame – Chargée de projets, CODES 30
Valérie Trives – Chargée de mission Culture, Artistes au collège, Conseil départemental du Gard
Juliette Viala – Chargée de coopération CTG, bassin de vie Garrigues
Pourquoi les violences conjugales augmentent quand les températures sont hautes ?
La vague de chaleur n’en fini plus, les violences augmentent inexorablement : pourquoi ?
Étant donné les fortes chaleurs en cours et en plus des risques de sécheresse et incendies, les violences au sein du couple augmentent !tâchons de comprendre pourquoi ?
La situation chaleurs, les vagues de chaleur qui s’éternisent génèrent davantage de stress, d’irritabilité et de tensions sociales comme décrit par le chercheur Kevin Jean.
En outre, L’ONU pointe que le changement climatique ne menace pas uniquement l’environnement : il accentue aussi certaines inégalités et violences déjà existantes. Les études montrent que les épisodes de fortes chaleurs, les catastrophes naturelles, les déplacements forcés ou encore la précarité économique peuvent augmenter les risques de violences faites aux femmes et aux filles.
L’ONU souligne que chaque hausse de 1 °C de la température mondiale est associée à une augmentation de 4,7% des violences conjugales.
Pour illustrer, Care France a réalisé une campagne de sensibilisation que vous retrouverez ci-après.
Dans le Gard, les cartes « le Gard pour les femmes » rappellent qu’en France, les femmes victimes de violences peuvent contacter le 3919, numéro gratuit, anonyme et accessible 24h/24 tout en donnant l’accès au site aidesauxfemmes-gard.fr et sa cartographie dédiée.
Les bleus en ¼ de finale à des risques supplémentaires de violences au sein du couple !
Avec l’effervescence de la compétition de football, les violences au sein du couple augmentent sensiblement.
Les matchs, c’est une forte charge émotionnelle, une consommation d’alcool, des frustrations, des matchs en décalage horaires et donc une fatigue qui est également augmentée par les fortes chaleurs (à suivre un article dédié)
Selon ONU Femmes et l’UNESCO, lors de méga évènements sportifs -comme la coupe du monde- les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par tous types de violences commises à leur encontre par des hommes.
Autour de temps sportifs et festifs,
en plus des violences subies par les femmes athlètes et des staffs, il est constaté des propos sexistes à destination de supportrices, du harcèlement, des agressions sexuelles jusqu’à de la traite des être humains.
ces violences sont aussi constatées dans les foyers avec une augmentation jusqu’à + 30 % de violences au sein du couple.
pour lire le rapport pdf
En 2016 lors de l’Euro, la campagne française « Je ne supporte pas les bleus » a pu marquer les esprits.
“Prendre la parole dans cette atmosphère de liesse et d’effervescence où tout un pays est derrière son équipe avec le slogan “Je ne supporte pas les bleus“ s’est imposé comme une évidence. Le double sens du message donne toute sa force à la campagne qui a pour but d’interpeller l’opinion publique sur un sujet aussi grave que tabou. » confie Helmi, le réalisateur.
Dans le Gard, les cartes « le Gard pour les femmes » rappellent qu’en France, les femmes victimes de violences peuvent contacter le 3919, numéro gratuit, anonyme et accessible 24h/24 tout en donnant l’accès au site aidesauxfemmes-gard.fr et sa cartographie dédiée.