Auteur/autrice : Fanny

À lire : Mecs in Progress

Culture

Dans cet essai graphique, Lauraine Meyer s’intéresse aux nouvelles masculinités à travers le parcours de plusieurs personnages qui questionnent leur rapport aux normes sociales, au sexisme et au féminisme.

Accompagnés par Selma, Jim et Dédé explorent les mécanismes qui façonnent les comportements masculins dans la sphère intime, amicale et sociale.

Accessible et documenté, l’ouvrage aborde les enjeux de déconstruction des stéréotypes de genre tout en ouvrant des pistes de réflexion sur la construction d’une masculinité plus égalitaire. À travers l’humour, le dessin et le récit, l’autrice propose des clés pour comprendre comment chacun peut interroger ses représentations et ses comportements.

Publié aux éditions Steinkis en 2025, Mecs in Progress constitue une ressource intéressante pour engager le dialogue sur l’égalité entre les femmes et les hommes et promouvoir des modèles de masculinité positifs.

À écouter : Quand les mascus tuent

Culture

Dans l’épisode « Quand les mascus tuent » du podcast Les Couilles sur la table, la journaliste Naomi Titti reçoit la sociologue Mélissa Blais, spécialiste du masculinisme depuis plus de vingt ans. Ensemble, elles reviennent sur l’attentat de l’École Polytechnique de Montréal en 1989, considéré comme le premier attentat terroriste masculiniste de l’histoire.

L’émission analyse les origines et les ressorts politiques des mouvements masculinistes, leur influence sur les discours antiféministes contemporains et leurs liens avec d’autres formes de radicalisation. Elle interroge également la manière dont ces idéologies continuent de circuler et de se diffuser dans nos sociétés.

À travers cet échange, le podcast contribue à mieux comprendre les mécanismes du masculinisme et ouvre des pistes de réflexion pour prévenir les violences, notamment en développant l’empathie et l’esprit critique.

Crédits

Les Couilles sur la table est un podcast créé par Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été préparé, mené et monté par Naomi Titti et enregistré le lundi 12 mai 2025 au studio Virginie Despentes de Binge Audio (Paris, 19e). Prise de son, réalisation et mixage : Paul Bertiaux. Supervision éditoriale et de production : Naomi Titti. Production et édition : Marie Foulon. Communication : Lise Niederkorn et Léna Fourgeau. Rédacteur en chef : Thomas Rozec. Direction de production : Albane Fily. Responsable administrative et financière : Adrienne Marino. Musique originale : Théo Boulenger. Identité graphique : Marion Lavedeau (Upian). Composition identité sonore : Jean-Benoît Dunckel. Voix identité sonore : Bonnie El Bokeili. Direction des programmes : Joël Ronez.

Contre le masculinisme. Petit guide d’autodéfense intellectuelle

Culture

Face à la diffusion des discours masculinistes, un collectif de Grenoble propose un outil d’« autodéfense intellectuelle » destiné à mieux identifier et comprendre ces rhétoriques antiféministes.

L’objectif est double : apprendre à repérer les arguments utilisés par les mouvances masculinistes et disposer de clés d’analyse pour les déconstruire.

Le guide s’organise en quatre parties. Il revient d’abord sur les origines du masculinisme, son histoire et ses principaux acteurs. Il analyse ensuite deux thèmes récurrents des discours masculinistes : la figure des « pères bafoués » et la question des violences subies par les hommes. Enfin, il s’intéresse à la notion de « crise de la masculinité », fréquemment mobilisée dans ces discours.

Accessible et pédagogique, cette publication constitue une ressource utile pour développer son esprit critique et mieux comprendre les mécanismes des discours antiféministes.

Colloque « Intervenir autrement, addictions et violences conjugales : un défi collectif ! »

Contre les violences faites aux femmes

Organisé à Nîmes par le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) et Addictions France, ce colloque a pour ambition de favoriser l’accès aux droits et aux soins à l’intersection des violences conjugales et des conduites addictives.

Cette journée vise à renforcer la compréhension des liens entre violences conjugales et addictions, améliorer le repérage des situations complexes et développer la coordination entre les professionnels des champs sanitaire, social et judiciaire.

L’événement réunira experts, institutions et associations spécialisées autour d’une séance plénière avec l’intervention d’une chercheuse de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de trois tables rondes thématiques.

Dans le Gard, de nombreux acteurs seront mobilisés : Addictions France, le Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), Riposte, EKKO, le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), la Gendarmerie, le Parquet, La Cordée et La Clède.

Pourquoi croiser les champs des addictions et des violences conjugales ?

Chaque année, 244 000 femmes déclarent être victimes de violences conjugales. L’alcool est impliqué dans 40 à 60 % des situations de violences, tandis qu’une victime sur trois indique avoir eu recours à l’alcool ou à des psychotropes comme stratégie d’adaptation. En Occitanie, les violences intrafamiliales ont progressé ces dernières années, dans un contexte où les consommations d’alcool demeurent supérieures à la moyenne nationale.

La victimisation secondaire : un enjeu majeur de l’accompagnement des victimes

Contre les violences faites aux femmes

La victimisation secondaire désigne les souffrances supplémentaires qu’une victime peut subir après les faits, au cours de son parcours auprès des institutions, des professionnels ou de son entourage.

Elle peut résulter d’un manque d’écoute, de propos culpabilisants, d’une remise en cause de sa parole, d’auditions répétées ou encore de délais excessifs. Ces expériences peuvent raviver le traumatisme, fragiliser la confiance envers les institutions et conduire certaines victimes à renoncer à leurs démarches.

Reconnue par la directive européenne 2012/29/UE, la prévention de la victimisation secondaire constitue aujourd’hui un enjeu majeur. Elle repose sur un accueil respectueux, une information claire, une écoute attentive et une coordination efficace entre les différents acteurs. Mieux accompagner les victimes, c’est favoriser leur accès effectif à leurs droits et contribuer à leur reconstruction.

Victimation et victimisation : de quoi parle-t-on ?

Le terme victimation est principalement utilisé dans le domaine statistique. Les enquêtes de victimation permettent de mesurer l’ampleur réelle des atteintes subies par la population, qu’elles concernent les biens ou les personnes, indépendamment du dépôt d’une plainte.

Ces travaux alimentent notamment les publications de l’Observatoire national des violences porté par la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof).

Parmi les principales enquêtes figurent :

  • Vécu et ressenti en matière de sécurité (VRS), conduite par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) depuis 2022 ;
  • Cadre de vie et sécurité (CVS), menée de 2007 à 2021 par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ;
  • Genre et sécurité (GENESE), consacrée notamment aux violences sexistes et sexuelles.

CONCOURS 2026 « La lutte contre les violences faites aux femmes nous concerne toutes et tous ! »

Contre les violences faites aux femmes, Le réseau départemental des droits des femmes en action

L’appel à projets est ouvert du 15 septembre au 15 novembre 2026

Et si votre projet contribuait à faire reculer les violences faites aux femmes ? Le concours « La lutte contre les violences faites aux femmes nous concerne toutes et tous » revient pour valoriser les initiatives associatives qui sensibilisent, accompagnent, préviennent ou agissent concrètement en faveur de l’égalité. Ouvert aux associations du Gard, ce prix récompense des actions innovantes et engagées au service du territoire. Une belle occasion de faire connaître votre projet, de bénéficier d’un soutien pour le développer et de participer à une mobilisation collective contre les violences faites aux femmes.

Les modalités de participation sont précisées ICI

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Violences et canicule : quels liens ?

Contre les violences faites aux femmes

Pourquoi les violences conjugales augmentent quand les températures sont hautes ?

La vague de chaleur n’en fini plus, les violences augmentent inexorablement : pourquoi ?

Étant donné les fortes chaleurs en cours et en plus des risques de sécheresse et incendies, les violences au sein du couple augmentent !tâchons de comprendre pourquoi ?

La situation chaleurs, les vagues de chaleur qui s’éternisent génèrent davantage de stress, d’irritabilité et de tensions sociales comme décrit par le chercheur Kevin Jean.

En outre, L’ONU pointe que le changement climatique ne menace pas uniquement l’environnement : il accentue aussi certaines inégalités et violences déjà existantes. Les études montrent que les épisodes de fortes chaleurs, les catastrophes naturelles, les déplacements forcés ou encore la précarité économique peuvent augmenter les risques de violences faites aux femmes et aux filles.

Pour illustrer, Care France a réalisé une campagne de sensibilisation que vous retrouverez ci-après.

Degrés de violence. Quand la chaleur attise les violences faites aux femmes : l’alerte de CARE France – Care

Dans le Gard, les cartes « le Gard pour les femmes » rappellent qu’en France, les femmes victimes de violences peuvent contacter le 3919, numéro gratuit, anonyme et accessible 24h/24 tout en donnant l’accès au site aidesauxfemmes-gard.fr et sa cartographie dédiée.

Coupe du monde des violences faites aux femmes !

Contre les violences faites aux femmes

Les bleus en ¼ de finale à  des risques supplémentaires de violences au sein du couple !

Avec l’effervescence de la compétition de football, les violences au sein du couple augmentent sensiblement.

Les matchs, c’est une forte charge émotionnelle, une consommation d’alcool, des frustrations, des matchs en décalage horaires et donc une fatigue qui est également augmentée par les fortes chaleurs (à suivre un article dédié)

Selon ONU Femmes et l’UNESCO, lors de méga évènements sportifs -comme la coupe du monde- les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par tous types de violences commises à leur encontre par des hommes.

Autour de temps sportifs et festifs,

  • en plus des violences subies par les femmes athlètes et des staffs, il est constaté des propos sexistes à destination de supportrices, du harcèlement, des agressions sexuelles jusqu’à de la traite des être humains.
  • ces violences sont aussi constatées dans les foyers avec une augmentation jusqu’à + 30 % de violences au sein du couple.
  • pour lire le rapport pdf

En 2016 lors de l’Euro, la campagne française « Je ne supporte pas les bleus » a pu marquer les esprits.

Prendre la parole dans cette atmosphère de liesse et d’effervescence où tout un pays est derrière son équipe avec le slogan “Je ne supporte pas les bleus“ s’est imposé comme une évidence. Le double sens du message donne toute sa force à la campagne qui a pour but d’interpeller l’opinion publique sur un sujet aussi grave que tabou. »  confie Helmi, le réalisateur.

Dans le Gard, les cartes « le Gard pour les femmes » rappellent qu’en France, les femmes victimes de violences peuvent contacter le 3919, numéro gratuit, anonyme et accessible 24h/24 tout en donnant l’accès au site aidesauxfemmes-gard.fr et sa cartographie dédiée.

Manuel à l’intention des décideurs politiques et des professionnels du sport

Signaler une maltraitance : Victime ou témoin de maltraitances envers un adulte vulnérable, je signale en appelant le 3133 ou en complétant le formulaire en ligne

Actions pour les droits des femmes, Contre les violences faites aux femmes, Droit & législation

Entré en service le 1er mars 2026, le 3133 devient le numéro national dédié à la lutte contre les maltraitances, en remplacement du 3977.

Accessible gratuitement, sept jours sur sept de 9h à 20h, ce numéro s’adresse à tous : victimes, proches, aidants ou simples témoins d’une situation préoccupante.

Les appelants bénéficient d’une écoute assurée par des professionnels formés, qui analysent la situation et proposent un accompagnement adapté. Le dispositif permet d’obtenir conseils et écoute sans jugement, d’orienter vers les services compétents, et, si nécessaire, de transmettre le signalement aux autorités concernées (agences régionales de santé, conseils départementaux ou services de l’État).

Ce dispositif permet d’effectuer un signalement écrit, y compris en dehors des horaires d’ouverture du 3133. Il vise à faciliter la prise de parole et à lever les freins au signalement, notamment pour les personnes ne souhaitant pas ou ne pouvant pas passer un appel.

Les signalements effectués sont ensuite analysés et orientés vers les autorités compétentes pour un traitement adapté.

Violences sexistes et sexuelles en France : de quoi parle- t-on ?

Contre les violences faites aux femmes

En France, l’expression « violences sexistes et sexuelles » est de plus en plus utilisée dans le débat public, les médias et les politiques publiques. Mais derrière cette formule large se cache une réalité complexe, multiforme et encore largement sous-estimée.

Une définition large, ancrée dans les inégalités de genre

Les violences sexistes et sexuelles désignent l’ensemble des violences exercées en raison du genre d’une personne. Elles touchent majoritairement les femmes et s’inscrivent dans un contexte d’inégalités persistantes.

Les violences peuvent être verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, économiques ou symboliques, et se produire aussi bien dans l’espace privé, (Violences intrafamiliales, au sein du couple) que dans l’espace public, au travail, à l’école ou en ligne. Ces dernières, qui sont de plus en plus nombreuses, sont nommées cyberviolences, il s’agit, la plupart du temps, de « revenge porn » :  vengeance pornographique, un phénomène qui désigne le fait de rendre publique, sans le consentement de la victime, des images ou propos à caractère érotique échangés dans un cadre privé. Il peut s’agir aussi de menaces, de harcèlement en ligne… 

Des formes multiples, souvent banalisées

Les violences sexistes et sexuelles recouvrent notamment :

  • le sexisme ordinaire (propos dégradants, stéréotypes, humiliations)
  • le harcèlement sexuel (remarques, gestes, pressions à connotation sexuelle)
  • le harcèlement de rue
  • les agressions sexuelles
  • le viol
  • le féminicide

Une réalité massive, mais encore sous déclarée

Les chiffres montrent l’ampleur du phénomène : une femme sur trois déclare avoir été victime de violences sexistes ou sexuelles au cours de sa vie. Pourtant, seule une minorité des victimes dépose plainte.

La peur des représailles, la honte, la dépendance économique, le manque de preuves, la crainte de ne pas être crue ou la complexité des démarches judiciaires expliquent en grande partie ce silence. Dans les violences sexuelles, en particulier, l’immense majorité des faits ne donne lieu à aucune procédure judiciaire.

Cette proximité rend la dénonciation plus difficile et accentue l’emprise psychologique sur les victimes.

Un enjeu de société  et de santé publique

Les violences sexistes et sexuelles ont des conséquences durables : traumatismes psychologiques, troubles de la santé, ruptures professionnelles, isolement social, précarité économique. Elles constituent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, mais aussi un défi démocratique.

Depuis plusieurs années, la parole des victimes s’est libérée, notamment grâce aux mouvements féministes. Cette visibilité accrue a permis des avancées législatives et une meilleure prise de conscience collective, sans pour autant mettre fin à l’impunité ni aux résistances culturelles.

Nommer pour combattre

Parler de violences sexistes et sexuelles, c’est reconnaître que ces violences ne sont ni accidentelles ni individuelles. Elles sont le produit de rapports de domination encore profondément ancrés dans la société.

Les nommer, les mesurer et les rendre visibles est une étape essentielle pour mieux les prévenir, mieux protéger les victimes et faire reculer un phénomène qui, en France, reste massif et systémique.

Béatrice BERTRAND
Directrice du CIDFF GARD