Auteur/autrice : Fanny

Le Centre national de ressources et de résiliences

Santé

Le CN2R propose un inventaire non-exhaustif des ressources existantes concernant le recueil de la parole de l’enfant dans les cas de violences, maltraitances, abus, et autres événements potentiellement traumatisants.

Les ressources sont classées selon les publics cibles : les enfants et adolescents eux-mêmes, leurs proches (parents, tuteurs, etc.), et les professionnels (éducateurs, psychologues, travailleurs sociaux, etc.).

Le Cosmos mental® : des ressources Psycom pour comprendre la santé mentale et ce qui l’influence

Enfance, Santé

Les situations de violences conjugales impactent la santé mentale des victimes.

Psycom développe un outil pédagogique pour comprendre la santé mentale et ses multiples influences.

Le Clip Cosmos mental® est un clip pédagogique Psycom, pour expliquer de manière imagée le concept de santé mentale.

La métaphore du Cosmos illustre la complexité et la dynamique de la santé mentale, qui évolue tout au long de la vie. Dans sa fusée, l’individu voyage au milieu de planètes « ressources » et « obstacles », affronte des astéroïdes « accidents de parcours », rencontre des étoiles filantes « événements de vie » et tente de se maintenir sur la Voie lactée de « l’équilibre psychique ».

© Psycom 2018 Le « Cosmos mental® » est une marque déposée.

BD : Les femmes ne meurent pas par hasard

Culture

Résumé Babelio

Anne Bouillon est avocate à Nantes et féministe.
Depuis #metoo, son cabinet ne désemplit pas. Chaque jour, des victimes s’adressent à elle. Chaque jour, elle se bat pour que la justice les entende.

« Je ne défends plus les hommes. Leur violence, je n’en peux plus. Mais je veux vous raconter les femmes, celles qui viennent me trouver dans mon cabinet, celles qui veulent échapper à leurs oppresseurs, celles qui demandent justice. Je plaide pour elles. »

Cette bande dessinée retrace les étapes des procès et les cheminements et pressions vécus par les femmes victimes.

FILM : Ne dis rien

Culture

(en espagnol : Te doy mis ojos, Je te donne mes yeux) est un film espagnol réalisé par Icíar Bollaín, sorti en 2003.

Selon les mots d’Icíar Bollaín :
« Je te donne mes yeux » raconte l’histoire de Pilar et Antonio, mais aussi celle de ceux qui les entourent : une mère qui consent, une sœur qui ne comprend pas, un fils qui observe en silence, des amis, une société et une ville comme Tolède. Cette dernière, avec sa splendeur artistique et son poids historique et religieux, ajoute une dimension supplémentaire à cette histoire d’amour, de peur, de contrôle et de pouvoir.

Avec « Te doy mis ojos » (littéralement, « Je te donne mes yeux », traduit ici par « Ne dis rien »), la réalisatrice espagnole Icíar Bollaín a réussi l’un des plus beaux films de l’année 2004 sur un sujet difficile : la violence conjugale qui touche notablement l’Espagne.

Outre une écriture nuancée, la force de son film réside dans une mise en scène jamais démonstrative, tout entière dévolue à la description expressionniste de l’angoisse sourde qui désarçonne progressivement Pilar face à son mari Antonio, véritable bombe à retardement. Les deux acteurs Luis Tosar et Laila Marull expriment à la perfection la détresse d’une situation invivable. Une performance qui leur a valu les prix de la meilleure actrice et du meilleur acteur au 51ème festival de San Sebastian, auxquels il faut ajouter six Goyas, les Césars espagnols.

L’édition DVD se complète d’un entretien, où la réalisatrice revient sur les raisons de cette oeuvre, ainsi que de son court métrage, « Un amour qui tue », qui abordait déjà la question. (A.Lo.) (Cinélibre)

Synopsis

Pilar s’enfuit au milieu de la nuit de sa maison, située dans un quartier périphérique et résidentiel de Tolède ; elle emmène son fils de huit ans avec elle. Dans sa fuite, ils se réfugient dans la maison de la sœur de Pilar, une restauratrice d’art qui mène une vie indépendante avec son partenaire écossais, tous deux résidant dans la partie ancienne et historique de Tolède.
Pilar est une victime de violences conjugales. Elle tente de reconstruire sa vie et commence à travailler comme caissière. Grâce à ce nouvel emploi, elle commence à interagir avec d’autres femmes. Antonio, son mari, entreprend sa recherche et son rétablissement, promet de changer et demande l’aide d’un psychologue. Pilar donne une autre chance à son mari, malgré l’opposition de sa sœur, qui n’arrive pas à comprendre son attitude.

LIVRE : L’enfant face à la violence dans le couple

Culture, Enfance

Nouvelle édition intégrant les récentes évolutions législatives

La violence dans le couple a longtemps été considérée comme une affaire ne concernant que les seuls adultes. Des études internationales ont cependant prouvé qu’elle avait également de graves conséquences sur le développement physique et psychologique de l’enfant témoin.

Les agressions physiques, sexuelles, verbales, psychologiques et économiques, créent un climat de vie marqué au quotidien par l’insécurité et l’instabilité. Au cœur d’enjeux familiaux, sociaux et judiciaires, l’enfant se trouve, dès son plus jeune âge, menacé dans son développement.

Les implications psychologiques et médicales de la violence conjugale posent la question de la protection de l’enfant : faut-il parler d’une forme de maltraitance ? Quelles sont les réponses en France sur le plan social, judiciaire, thérapeutique et politique ? Comment le problème est-il abordé par les autres pays européens ?
Conçu pour les professionnels de la santé, de la justice, de l’éducation, du secteur social et médico-social, cet ouvrage fait le point sur les connaissances actuelles et définit des axes de réflexion pour améliorer notre réponse aux besoins de ces enfants.

À noter !

Karen Sadlier interviendra au colloque « Violences conjugales, traumatismes et santé » organisé par le Groupe Violences intrafamiliales de Reseda les 27 et 28 novembre 2025.

Alerte enfance en danger

Enfance

0 805 00 00 30 : le numéro pour signaler un enfant en danger ou qui peut l’être.

Par exemple quand un enfant est victime de violences physique, psychologique mais aussi lorsqu’il est dans une famille où les violences conjugales sont présentes.

 Si l’on pense qu’un enfant se trouve dans l’une de ces situations, il faut appeler Alerte enfance en danger. L’enfant qui est victime de ces violences peut aussi appeler lui-même.

Comment pouvons-nous vous aider ?

La situation d’un enfant vous préoccupe, vous craignez qu’il soit en danger, vous pensez qu’il a besoin d’aide : parlons-en. Repérer les enfants en danger pour les protéger, c’est la mission de la Cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip) du Conseil départemental du Gard.

Pour qui ?

Tout enfant qui serait exposé à des violences, qu’elles soient physiques, psychologiques, ou sexuelles, tout enfant exposé à des violences conjugales au sein de sa famille, tout enfant négligé ou délaissé. Il s’adresse également aux mineurs pouvant se mettre en danger (prostitution, errance, addiction). Ce numéro peut aussi être utilisé pour demander de l’aide en faveur de parents en difficultés.

Qui contacter ?

Ce numéro est anonyme et gratuit. Il n’apparaîtra pas sur les factures détaillées fournies par les opérateurs téléphoniques. L’équipe de la Cellule départementale de recueil des informations préoccupantes (Crip) est à votre écoute du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.

En dehors de ces horaires vos appels seront automatiquement basculés sur le 119, numéro national 24h/24 et 7j/7 (numéro anonyme et gratuit).

  • Le 119 est aussi accessible par tchat pour les moins de 21 ans sur allo119.gouv.fr

App-Elles, l’application nationale de sécurité pour les femmes

Contre les violences faites aux femmes

Un danger, une urgence ou une détresse ? App-Elles vous permet d’alerter vos proches, de créer des preuves, de contacter les services de secours et d’accéder à toutes les aides professionnelles disponibles autour de vous.

Il s’agit d’un dispositif labélisé « application de sécurité pour les femmes » par l’Etat.

En résumé APP’ELLES est un outil essentiel pour la protection et le soutien des victimes de violences, offrant des fonctionnalités innovantes pour alerter, contacter et localiser les aides nécessaires en cas de danger

Le dispositif APP’ELLES est une application mobile gratuite conçue pour aider les victimes et les témoins de violences, en particulier les femmes et les jeunes filles. Créée en 2015 par Diariata N’Diaye, l’application est développée par l’association Résonantes.

Avec pour objectifs de renforcer l’accès aux ressources locales : APP’ELLES centralise les informations locales et les dispositifs nationaux de plus de 13 pays, facilitant ainsi l’accès aux aides disponibles et de renforcer les réponses en cas d’urgence, l’application est conçue pour être complémentaire aux services de secours traditionnels, offrant un point d’accès unique à toutes les ressources d’aide et d’information existantes

L’appli déploie des fonctionnalités intéressantes pour les femmes victimes de violences :

Alertes et Contacts : L’application permet d’alerter rapidement des contacts de confiance, les services d’urgence, et les associations d’aide aux victimes de violences. Les utilisateurs peuvent définir trois personnes de confiance qui recevront une alerte simultanément en cas de danger

Géolocalisation et Suivi : APP’ELLES utilise la géolocalisation pour permettre aux contacts de confiance de suivre en temps réel la situation et d’organiser l’intervention des secours

Ressources et Informations : L’application dispose d’une carte interactive pour localiser les centres d’accueil et de prise en charge à proximité. Elle répertorie également les lignes d’aide et les plateformes de tchat en ligne, tant au niveau local qu’au niveau national

Enregistrements et Preuves : Les alertes sont automatiquement enregistrées et peuvent être utilisées par les victimes pour dénoncer les situations de violence ou déposer plainte

Pour en savoir plus vous pouvez visionner la vidéo de présentation d’Alexandra Lamy

Le chiffre : 3 femmes victimes par jour

Contre les violences faites aux femmes

En France, 3 femmes par jour sont tuées, victimes de tentatives de féminicide, ou poussées au suicide par leur (ex-) conjoint.

En 2023, 1 185 femmes ont été victimes de féminicides (93), tentatives de féminicides (319) ou harcèlement (773) menant au suicide ou à la tentative de suicide.

« La place des femmes dans le sport » : exposition, conférence et table-ronde

Culture

Cette rencontre réunira des acteurs clés du territoire ainsi que des experts autour de la thématique proposée : sportives de haut niveau, dirigeantes associatives, et professionnelles de l’encadrement. Ils exploreront l’état actuel du sport au féminin dans le Gard, en examinant partageant les initiatives existantes, les défis persistants (stéréotypes, manque de moyens), et les perspectives pour un avenir plus inclusif.

Un événement pour avancer vers un sport plus inclusif !

Les participants échangeront avec les acteurs locaux présents sur les actions à mener pour favoriser l’égalité et la place des femmes dans le sport gardois.

Au programme :

  • 16h15 : visite guidée de l’exposition Chroniques sportives, avec un focus sur la place des femmes dans le sport
  • 17h30 : ouverture des conférences et tables rondes
  • 17h45 : diagnostic sur la place occupée par les femmes et les enjeux territoriaux
  • 17h55 : conférence avec Greg Quelain, chef de projets Territoires & Safe Sport, Association Alice Milliat, membre du Haut Conseil à l’égalité
  • 18h45 : table-ronde Sport au féminin dans le Gard, défis et perspectives, animée par Isabelle Fardoux-Jouve

Les intervenants :

  • Isabelle Fardoux-Jouve – Conseillère départementale déléguée à l’Égalité femmes-hommes
  • Vincent Bouget – Conseiller départemental délégué aux Sports
  • Régis Juanico – Expert en politique publique sportive
  • Béatrice Kabore – Joueuse de football de haut niveau, consultante Canal+
  • Marie-Françoise Potereau – Vice-présidente du CNOSF, ancienne cycliste de haut niveau
  • Greg Quelain – Géographe, membre du Haut Conseil à l’égalité

Nouvelle expo « Histoire de l’avortement »

Culture

Dans le cadre de la journée de la femme le 8 mars 2025, les Archives départementales du Gard proposent une nouvelle exposition sur l’histoire de l’avortement du lundi 3 au vendredi 14 mars 2025 dans le hall des Archives départementales, à Nîmes.

Elle retrace l’évolution législative et sociétale de l’avortement, longtemps réprimé par la religion, la justice et la société.

« Cette exposition sera présentée à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes pour rappeler que le droit des femmes de disposer de leurs corps nécessite toujours une attention constante pour assurer sa protection et faire progresser les droits humains. »

Françoise Laurent-Perrigot
Présidente du Conseil départemental du Gard.

L’exposition revient sur la lente évolution législative menant à la légalisation de l’avortement en 1975. Entre condamnation par le christianisme et délit pénal, l’avortement restera en effet longtemps tabou. Il ne sera pratiqué que de manière clandestine et avec des techniques dangereuses et souvent mortelles. Seul, l’avortement thérapeutique restera autorisé mais très encadré.

Un changement s’opère dans la deuxième moitié du 20e siècle. Le Planning familial créé en 1956 accompagnera les femmes dans leur contraception et leur sexualité, la loi Neuwirth en 1967 autorisera la prise de la pilule contraceptive et la célèbre loi Veil de 1975 légalisera enfin l’avortement. Les visiteurs pourront notamment découvrir des notes manuscrites de Simone Veil, Ministre de la Santé, lors des débats à l’Assemblée nationale en 1974, qui ont conduit à la dépénalisation de l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) en 1975.

L’exposition met en lumière les défis auxquels les femmes ont été confrontées pour accéder à l’avortement, les méthodes clandestines et dangereuses utilisées avant la légalisation, et les avancées législatives qui ont permis de garantir un accès sûr et équitable à l’IVG.

Elle rappelle aussi l’importance de rester vigilant pour protéger ce droit fondamental, surtout à une époque où il est remis en question ou soumis à des conditions strictes en Espagne, en Hongrie, au Portugal, en Slovaquie, au Chili, etc.

Depuis cette date, les futures lois n’ont fait que conforter les conditions d’accès et de remboursement à l’avortement.

À la suite de l’inscription de l’IVG dans la Constitution le 28 février 2024, la France est devenue le premier pays à garantir la liberté et le droit fondamental des femmes de recourir à l’interruption volontaire de grossesse.

C’est grâce aux ressources conservées aux Archives départementales du Gard, enrichies de celles prêtées par l’Assemblée nationale, les Archives nationales et le Centre de documentation du Planning familial de Paris, que cette nouvelle exposition itinérante peut être proposée aux Gardoises et Gardois, 50 ans après la loi Veil.

Cette exposition sera complétée par deux projections dans l’auditorium des Archives du documentaire d’archives « Simone Veil, Albums de famille » le mardi 11 mars 2025. Ces projections gratuites sont destinées aux collégiens gardois. Elles seront suivies d’un temps d’échange avec un intervenant de la production du film.

Cette programmation culturelle s’inscrit enfin dans le programme du réseau départemental des droits des femmes du Gard.

Découvrir le catalogue de l’exposition